Bonbons assortis au théâtre
de Michel Tremblay
«Bonbons assortis au théâtre» est avant tout une pièce sur le souvenir. L’auteur nous y raconte les événements de son enfance avec un regard plein de tendresse, d’humour et de nostalgie. Mais ce qu’on en retient, c’est l’amour. Amour pour ce quartier populaire québécois en 1940, amour pour ses personnages, inspirés de ceux de sa propre enfance, et amour bien sûr, pour le joual, langue québécoise orale et populaire qu'il revendique comme son «principal moyen d'expression».
Entre trois générations, on se dispute et on rit bien sûr, parce qu’on s’aime, parce qu’on est orgueilleux, parce qu’on est soi tout simplement. Et au milieu de cette agitation, il y a ce dont on ne parle pas, ou dont on essaye de ne pas parler. Du passé qui nous rattrape, de la mort qui nous guette, du bonheur et de la honte qu'amènent l’amour et le secret. Bref, la vie dans toute sa sincérité.
"Le récit que pourrait en faire quelqu'un d'autre serait en toute probabilité très différent."
L'auteur
Michel Tremblay, dramaturge québequois, est né le 25 juin 1942 à Montréal. Primé de nombreuses fois et membre de l'Union des écrivaines et écrivains québecois, il décrit surtout les milieux populaires francophones de Montréal à partir des années quarante en donnant une place entière au joual (l'argot montréalais). Essentiellement connu pour sa pièce "Les belles-soeurs" éditée en 1965, Michel Tremblay n'a de cesse de faire revivre ses personnages-clés à travers différentes formes d'écriture. Qualifié par beaucoup de tragi-comique, son théâtre est avant tout un immense hymne à la vie.
Bonbons assortis au théâtre (extrait) :
"La mémoire est un miroir qui choisit les images qu'il veut réfléchir. La mémoire est un miroir trompeur. La mémoire est une tricheuse. Elle embellit ou enlaidit, elle interprète à son gré et conclut comme elle l'entend, elle ment sans vergogne et nous conduit la plupart du temps dans des avenues que notre conscience nous conseillerait de ne pas emprunter mais qui semblent tellement irrésistibles et prometteuses ; elle ressuscite des faits qui n'ont pas eu lieu et gomme des évènements majeurs, elle souligne à grands traits des insignifiances sans nom et choisit d'oublier des détails essentiels, enfin bref elle brode autour de nous un écho déformé des choses révolues et nous l'impose comme vrai alors qu'il n'en est qu'une interprétation approximative. "
L'équipe de création
Le narrateur : Mickaël Wachnicki
Nana : Nora Gambet
Albertine : Marie Deray
Victoire : Mylène Gueriot
Lise Allart : Lucile Werkin
Gabriel : Sébastien Lalu
Josaphat : Julien Ancelet
Mise en scène : Mathilde Pourchez
Création son : Simon Postel
Décors et création lumière : Jérémy Pichereau
Costumes et accessoires : Mylène Gueriot
Administration et diffusion : Karine Leclerc
Photos : Manuel Gomez
Graphisme : Laura Deniau